Kepler-7 b et ses nuages de silicates

Catégorie: Exoplanètes

Kepler-7 b est comme son nom l’indique l’une des premières exoplanètes détectées grâce au télescope spatial Kepler. L’astre a déjà fait parler de lui en octobre 2013 lorsque les astronomes ont mis en évidence une couverture nuageuse sur cette jupiter chaude. Aujourd’hui un groupe de recherche du MIT a réussit à identifier l’espèce chimique dont sont constitués ces nuages.

L’analyse des données du télescope spatial Kepler indique qu’une des faces de Kepler-7 b est couverte de nuages réfléchissants. La comparaison statistique entre 1300 modèles d’atmosphères a montré que les nuages étaient vraisemblablement constitués d’enstatite et de fostérite, deux minéraux (silicates) courant sur Terre et que l’on retrouve essentiellement à l’état gazeux dans l’atmosphère à 1400°C de la jupiter chaude. Les différents modèles faisaient varier l’altitude, la taille des particules, la façon dont elles sédimentent et leur composition pour reproduire la même couleur et la même réflectivité que les nuages de Kepler-7 b.

Le papier décrivant la méthode utilisée a été publié dans la revue Astrophysical Journal par des chercheurs du département EAPS du prestigieux Institut de Technologie du Massachusetts.

Kepler-7 b

Kepler-7 b et ses nuages en comparaison avec Jupiter. Crédit: NASA/JPL-Caltech/MIT

Kepler-7 b présente toujours la même face à son soleil de la même façon que la Lune ne montre qu’une seule de ses faces à la Terre. On parle de rotation synchrone. Par ce fait, le coté jour est bien plus chaud que le coté nuit et ce coté seulement les nuages se forment.  Pourquoi? Parce que les différents composants de l’atmosphère forment des nuages à des températures différentes. Pourtant ces nuages se trouvent sur le coté ouest, ce décalage est du aux vents violents qui balayent la planète d’est en ouest.

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Références:

  1. Effect of Longitudinally Varying Cloud Coverage on Visible Wavelength Reflected-Light Exoplanet Phase Curves (Matthew W. Webber et al. 2015)

 

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